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L’Afrique est assise sur une manne de 5 milliards de dollars US en terme de vente potentielle de fréquences 4G-LTE, titraient des articles en mai 2016, se référant à une annonce dérivée du rapport 2016 « Africa 4G Spectrum Value Report ».

Le spectre africain est, métaphoriquement, une corne d’abondance qui a ses limites : ses fréquences sont synonymes de source de bienfaits, source qui n’est hélas pas inépuisable et qui attise les rivalités.

Sylvain Béletre, analyste pour Balancing Act, fait un point sur les annonces publiques des 4 derniers mois.

Après la 2G, la 3G, voici maintenant la 4G LTE : une bénédiction pour l’Afrique ! Les gouvernements veulent valoriser ce trésor national des fréquences 4G qui ouvriront la voie à la numérisation des citoyens du continent, et viendront remplir les caisses des états.

Le rapport de ’Balancing Act’ sur la 4G en Afrique, a comptabilisé les coût d’achat des fréquences 4G dans 10 pays d’Afrique : le total des transactions affiche déjà 2,8 milliards de dollars US que les opérateurs devront, ou ont déjà en partie déboursé. A ce jour, le même rapport recence 31 pays d’Afrique dans lesquels la 4G a été lancée.

La consommation de données continue de croître de façon explosive ainsi que le nombre d’utilisateurs de réseaux 3G et 4G dans les pays dans lesquels cette technologie d’accès a été lancée. Ce n’est que le début d’une révolution numérique.

En Egypte, septembre 2016, Telecom Egypt annonçait que ses dirigeants envisagent d’acheter plus de spectre. En effet, la licence ne donnerait pas suffisamment de fréquence pour exploiter les services 4G efficacement. Au même moment, la National Telecom Regulatory Authority d’Egypte (NTRA) a annoncé fin septembre que d’autres moyens pour vendre la fréquence 4G sont envisagés : en effet, les trois opérateurs de téléphonie mobile du pays n’auraient pas demandé l’autorisation d’offrir des services 4G à la date limite. La NTRA pourrait recourir à un appel d’offres international, si Orange, Vodafone et Etisalat continuent à faire l’impasse sur la 4G.

De son côté, MTN prévoit de vendre des actions de son unité au Ghana pour sécuriser le spectre local. L’opérateur a dépensé 67,5 M $ pour avoir le droit d’utiliser une partie suffisante du spectre qui peut transporter des données à grande vitesse …

Au Kenya, le gouvernement a abandonné la télévision de transmission analogique en faveur de la technologie de transmission numérique l’année dernière, ce qui libère des fréquences UHF pour une réaffectation de services de télécoms. La Tanzanie est dans la même situation.

Au Nigeria, le pays se prépare à la révolution 4G / LTE

Mais c’est en Afrique du Sud que les débats sont les plus houleux sur la question du spectre. Depuis quelques années, les operateurs sont mécontents de l’incapacité du gouvernement à libérer le spectre nécessaire pour permettre de lancer le haut débit internet.

L’Icasa a déclaré en juillet qu’il est prévu de vendre cinq blocs de départ du spectre ce qui modifie les conditions initiales des enchères du spectre.

Le régulateur sud-africain poursuit sa bataille avec le gouvernement sur ce sujet sensible. Certains se plaignent : Le processus d’attribution de nouvelles fréquences en Afrique du Sud serait trop compliqué.

En Ouganda, l’UCC menace de limiter les ventes de spectre. Les fournisseurs d’accès Internet sont divisés sur les licences pour les nouveaux acteurs.

Selon un autre rapport, la technologie spatiale peut connecter le prochain milliard de personnes au web. Whitefi, par exemple, utilise les fréquences de télédiffusion inutilisées ou « espaces blancs » pour proposer des connections internet, comme c’est le cas au Kenya et en Afrique du Sud.

Source : Balacing Act

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