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televisions_radio_senegal_sondage Au Sénégal, les résultats des sondages font très souvent l’objet de polémique. Le dernier cas en date est celui suscité par les résultats de l’Agence dakaroise d’études stratégiques et de recherches (Adesr) plaçant la chaîne privée WalfTv en tête des télévisions sénégalaises. Pour mieux étudier la question, l’agence Afrique communication a organisé mercredi, une conférence sur le thème : « Autour du sondage médias : pari méthodologique, défi de connaissance et enjeu commercial ».

Directeur d’agence d’études, spécialistes des techniques de sondages, consultant et professeur en économie ont tenté, mercredi dernier, d’apporter des éclaircissements sur les sondages au niveau des médias dont les résultants font souvent l’objet de polémiques. Selon ces spécialistes, la méthodologie est la principale question à résoudre pour éviter tout malentendu. Ainsi, Ibrahima Gaye, professeur à l’Ecole nationale d’économie appliquée (Enea), recommande aux agences de publier la méthodologie adoptée et d’informer sur la constitution de l’échantillon. « Pour mieux justifier la fiabilité de l’étude, il faut donner l’outil de collecte des donnés, la taille de l’échantillon et la marge d’erreur », insiste M. Gaye. Ainsi, la transparence aiderait à garantir une bonne réception de ces études. Pour Aly Diouf de l’agence McCann Erickson, c’est seulement au Sénégal qu’il y a des doutes sur la fiabilité des sondages. « Les efforts de transparence faits par les cabinets passent inaperçus aux yeux des organes intéressés », estime-t-il. La solution à toutes ces divergences d’opinion est, selon lui, la création d’un organe de régulation. La question de la finalité des médias par rapport aux sondages a été soulevée par Abdoulaye Kanouté, directeur d’une agence d’études. Selon lui, il y a une mauvaise interprétation et du sensationnel autour des résultats et le document en lui-même est oublié.

L’explication de ce comportement est à chercher au niveau de l’enjeu commercial que représentent les sondages. Et il rejoint l’idée de M. Diouf sur la création d’un organe de régulation. La mise en place d’associations regroupant des agences de communication, des annonceurs et des agences d’études de sondage aiderait cet organe à être plus efficace car tous les acteurs y seraient représentés pour finaliser une étude. Contrairement aux autres intervenants, Seydina Omar Sokhna pense que la méthodologie ne pose pas de problème. Ce sont plutôt les outils de collecte qui doivent être performants, de même que la manière de faire la collecte pour avoir des résultats fiables et sans contestations. De son côté, Cheikh Thiam, journaliste et économiste, a insisté sur la méthodologie pour une solution définitive aux problèmes liés aux sondages sur les médias.

Il a interpellé l’Etat du Sénégal sur la création d’un organe de régulation qui définirait un code déontologique afin de mettre fin aux perceptions négatives sur les sondages. En initiant cette conférence, Thione Niang et El Hadj Hamidou Kassé, administrateurs de l’agence Afrique communication, ont ouvert la voie pour des solutions définitives aux querelles suscitées par les sondages.

La rencontre s’est déroulée en présence du sénateur Bachir Kounta et du directeur de la Communication, Pape Atoumane Diaw.

[readon1 url=”http://www.lesoleil.sn”]Source : Le Soleil[/readon1]

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