france_telecom_orange_afrique
france_telecom_orange_afriqueL’opérateur télécoms finance des actions sociales multiples dans l’éducation ou la santé. Par son activité et le déploiement de son réseau, il participe au développement économique. Présent dans 17 pays africains, France Télécom mise beaucoup sur le continent pour assurer une croissance de son chiffre d’affaires. Mais investir dans des pays aussi pauvres que le Mali, le Niger ou la République démocratique du Congo – l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) considère que le niveau de la faim dans ce dernier pays est « extrêmement alarmant » -, et en recueillir les fruits économiques, impose certains devoirs… Même si « l’activité d’opérateur de télécommunications est intrinsèquement porteuse de progrès pour les populations concernées », comme l’explique Mireille Le Van, secrétaire générale de la fondation Orange. En soi, connecter les gens entre eux et au reste du monde permet de développer des activités économiques nouvelles. Depuis la fin 2010, plus de 500 millions d’Africains ont un téléphone mobile et ils seront 860 millions fin 2015. Selon le cabinet Informa, à cette date, 265 millions s’échangeront de l’argent par téléphone mobile, soit plus que le nombre de comptes bancaires ouverts sur le continent. Mais les défis économiques et sociaux sont immenses. D’abord, pour les opérateurs télécoms, l’objectif premier est de déployer un réseau mobile. Pas toujours facile dans des pays où les infrastructures, notamment électriques, sont déficientes, voire inexistantes dans certaines régions. Orange a ainsi installé plus d’un millier d’antennes en Afrique et au Moyen-Orient fonctionnant à l’énergie solaire.

Partager les investissements

Le coût de tels équipements est plus élevé mais cela permet d’amener la téléphonie mobile à des villages. Dans ce cas, souvent, l’installation est gardée, les habitants peuvent venir recharger leur téléphone pendant quelques heures à l’énergie solaire et, parfois, « le surplus d’énergie capté par les panneaux solaires est utilisé pour alimenter en électricité une école ou d’autres locaux communautaire. C’est le cas au Niger, où une case de santé est alimentée en électricité par la station solaire », confirme Mireille Le Van. L’autre possibilité, pour rentabiliser les investissements, est de les partager avec d’autres opérateurs. Elie Girard, directeur exécutif de la stratégie chez France Télécom, confirme ainsi être « en négociation » avec d’autres opérateurs dans plusieurs pays.

Au-delà de l’activité classique d’un opérateur de télécommunications, le groupe français a créé une fondation, dotée d’un budget de 18 millions d’euros, dont un tiers est investi en Afrique. A travers la Fondation Orange, l’opérateur finance des projets liés à l’éducation, la santé et l’insertion sociale. A Madagascar, par exemple, la fondation finance le fonctionnement de 722 classes, représentant 12.000 élèves et 575 postes d’enseignants, en payant les salaires, la rénovation des salles… Dans la santé, Orange a créé le premier centre de dialyse pour enfants de l’Afrique de l’Ouest, à Abidjan. « Nous essayons de nous appuyer le plus possible sur les équipes locales d’Orange, notamment pour évaluer les projets », explique Mireille Le Van. Et « nous avons créé 6 fondations au niveau local pour nous aider dans les évaluations », poursuit-elle. L’opérateur s’appuie aussi sur des partenaire, tels que Planet Finance, l’organisme fondé et présidé par Jacques Attali, spécialisé dans le microcrédit. Orange participe ainsi au soutien de 800 artisans à Madagascar.

GILLAUME DE CALIGNON

Source: lesechos.fr

Laisser un commentaire