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europe_mobileVodafone vient d’annoncer l’abandon de son rapprochement avec Wind Hellas en Grèce. L’agence Fitch en conclut qu’il va devenir de plus en plus difficile aux opérateurs européens de se concentrer. Le géant britannique de la téléphonie mobile Vodafone, numéro un mondial par le chiffre d’affaires , a annoncé ce lundi matin qu’il mettait un terme à ses discussions avec Wind Hellas en vue d’une fusion de leurs activités. Vodafone est le numéro deux du mobile en Grèce, devant Wind, mais loin derrière le leader Cosmote, filiale de l’opérateur historique OTE désormais contrôlé par Deustche Telekom. La fusion aurait donné naissance à un ensemble de 8 millions d’abonnés, valorisé 1 milliard d’euros, et ramené de trois à deux le nombre d’acteurs sur le marché grec réputé très difficile. Vodafone n’a pas donné de raison officielle mais il aurait renoncé du fait de l’opposition des autorités de régulation de Bruxelles. En Suisse, Orange avait dû renoncer à fusionner sa filiale avec Sunrise en 2010 et vient de la vendre au fonds Apax pour 1,6 milliard d’euros.

Programme “populiste” des régulateurs

Cette annonce « suggère que les opérateurs vont avoir du mal à obtenir le feu vert réglementaire pour se concentrer davantage dans certains pays européens, ce qui pourrait nuire aux perspectives de croissance et d’investissement », par exemple dans la technologie mobile 4G, selon les experts de l’agence Fitch. « Les régulateurs, aussi bien nationaux qu’à Bruxelles, se focalisent sur un programme populiste de réduction des terminaisons d’appel et des tarifs, en particulier en cette période contrainte du cycle économique » dénonce Michael Dunning, le responsable du pôle Télécoms, Médias et Technologies de Fitch. « Le paysage des opérateurs mobiles européens va probablement rester ce patchwork de trois à quatre propriétaires de réseau par pays sans opportunité pour un acteur d’agrandir sa part de marché » déplore-t-il.

Les contre-exemples de l’Autriche et de la Grande-Bretagne

On notera tout de même que le français Orange vient justement de vendre sa filiale en Autriche à Hutchison 3G, ce qui va ramener de 4 à 3 le nombre d’opérateurs sur le marché réputé le plus concurrentiel d’Europe. Et en 2009, Orange a fusionné sa filiale britannique avec celle de Deutsche Telekom, ce qui a réduit de 5 à 4 le nombre d’opérateurs de réseau outre-Manche. Enfin, aux Etats-Unis aussi, les régulateurs des télécoms et de la concurrence ont mis en échec en décembre la mégafusion à 39 milliards de dollars d’AT&T avec T-Mobile USA : ils avaient estimé que les consommateurs seraient les grands perdants de ce rapprochement entre le numéro deux et le numéro quatre du marché américain. La France, toujours friande d’exception, vient quant à elle de passer de 3 à 4 opérateurs mobiles avec l’arrivée de Free qui a lancé son offre mobile le 10 janvier. Mais certains experts n’excluent pas un mouvement de consolidation entre opérateurs virtuels à court terme puis entre opérateurs de réseau à moyen terme.

Source: latribune.fr

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