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france_telecom_stephane_richardAprès avoir dominé pendant des années le marché de l’ADSL français (avec plus de 50 voire 60 % des nouveaux abonnés), Orange va mal. Sa part de marché globale s’effrite jour après jour, et les nouveaux abonnés se tournent désormais  vers SFR  (Neufbox) et Bouygues Télécom (Bbox).

Un grand plan marketing à venir

politique marketing Orange Christine AlbanelEt même si Orange reste toujours le FAI n°1 en France avec 8,88 millions d’abonnés, contre 4,6 millions pour SFR et 4,5 millions pour Iliad (Free et Alice), il lui faut réagir rapidement. Fin avril, un « plan marketing robuste » a été annoncé pour le deuxième trimestre.

Le fournisseur d’accès à Internet dévoilait ainsi « de nouvelles initiatives marketing à venir fondées sur 5 piliers : fidélisation, politique tarifaire, nouvelles offres, nouvelle politique d’équipement décodeurs et livebox, services, l’ensemble facilité par du marketing croisé ». Sans plus de précision.

L’ARCEP, l’empêcheur de tourner en rond

Si nous savons qu’Orange prépare une offre quadruple-play afin de contrer Ideo de Bouygues Télécom (et la potentielle future offre quadriplay de SFR), Stéphane Richard, le nouveau PDG de France Télécom, a confié lors d’un entretien au Monde quelques informations croustillantes.

Nous apprenons ainsi qu’une annonce sera faite le jeudi 1er juillet prochain. Un « nouveau projet d’entreprise pour les cinq ans à venir » sera alors dévoilé, rien de moins. Plus précisément, Richard révèle que des baisses de tarifs sont attendues pour ses forfaits ADSL, « à condition que soit remise en cause la régulation actuelle du secteur ».

Orange n’est plus l’ogre ultra dominateur

En effet, France Télécom ne peut être agressif sur les prix car l’ARCEP l’en empêche, du fait de son statut d’opérateur dominant et profitant d’avantages structurels historiques. Les autres FAI sont dépendants de son réseau et doivent donc louer ce dernier à France Télécom (ce qui n’est pas le cas pour la fibre optique).

Cependant, Stéphane Richard juge que l’autorité de régulation des télécoms pourrait désormais laisser libre sa société de pratiquer les tarifs qu’elle souhaite. Si Orange dispose tout de même de 47 % du marché ADSL dans l’Hexagone, l’opérateur souffre d’une concurrence très forte, et le PDG juge la situation inégale, à plus d’un titre : « Le jeu est inégal : nous avons encore 20 000 salariés dans des centres d’appels en France alors que SFR et Free ont fortement externalisé ces métiers. »

Free empêche Orange de se développer

Stéphane Richard profite d’ailleurs de cet entretien au Monde pour égratigner la concurrence, et notamment Free : « Il y a quelques semaines, celle-ci (l’ARCEP, ndlr) a retoqué notre projet de montée en débit avec l’ADSL dans les zones rurales au motif que nos concurrents n’auraient pas le temps d’investir à notre rythme. On conditionne la lutte contre la fracture numérique aux moyens financiers d’Iliad ! »

Orange soumettra bientôt ses nouveaux tarifs ADSL à l’Arcep ainsi qu’à l’Autorité de la concurrence précise Richard.

Alors, baisse ou hausse des tarifs ADSL ?

Si le FAI obtient satisfaction, nous pouvons alors nous demander si la prédiction de Xavier Niel d’une hausse des tarifs ADSL de 5 euros était juste. SFR a quoi qu’il en soit confirmé qu’il allait proposer une offre ADSL Premium (plus onéreuse), tout en gardant son modèle actuel à 29,90 euros par mois.

[readon1 url=”http://www.pcinpact.com”]Source :pcinpact.com[/readon1]

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