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thierry_moungalla
thierry_moungallaMême les caricaturistes de la presse privée congolaise, qui rivalisent pourtant dans la dureté du trait, dès qu’il s’agit de dresser le portrait des hommes politiques , semblent s’imposer une sorte… d’autocensure dès lors qu’il s’agit du jeune ministre des Postes et Télécommunications chargé des NTIC, Thierry Moungalla (45 ans).  S’il est difficile de parler véritablement de la popularité d’un citoyen dans un pays où il semble quasi impossible pour quiconque – y compris les plus grands artistes et vedettes sportives nationaux – de susciter durablement un sentiment d’admiration, il est clair, cependant, que Thierry Moungalla occupe une place de choix dans le nouveau dispositif politique mis en place par le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Les raisons de cette extraordinaire ascension politique reposent sur son intelligence et son savoir faire. Et non pas seulement sur le fait qu’il parle le français comme un Français de France, comme le disait Frantz Fanon. Le portrait ne peut être fidèle que si l’on précise que son background académique, acquis dans les universités françaises, forge sa personnalité et justifie ses ambitions.

À la tête du ministère des Postes et Télécommunications depuis janvier 2008, Thierry Moungalla est en train de « révolutionner » le secteur. Un dynamisme qui tranche nettement avec celui de ses « grands frères » qui l’ont précédé à ce poste.

Que peut- on retenir des 15 mois que vous venez de passer à la tête du ministère des Postes et Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies de l’information ?

D’entrée de jeu, il convient d’admettre que le bilan des 15 mois que je viens de passer à la tête du ministère des Postes et Télécommunications chargé des NTIC, est – à tout seigneur tout honneur – à inscrire à l’actif du mandat du septennat du Chef de l’État congolais, lequel s’achève dans quelques trois mois.

À cet effet, il sied de préciser que le point 4 du projet de société, dit de « La Nouvelle Espérance », du Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a prescrit une couverture nationale en télécommunications couplée à une politique optimale de réhabilitation des infrastructures.

La finalité étant d’arrimer le Congo à la modernité. C’est, donc, dans cette optique que les instructions du Chef de l’État, qui nous incite à intégrer tout projet structurant en matière de télécoms, sont observées à la lettre. Pour matérialiser cette ambition du Président de la République, nous avons intégré le projet de câbles sous-marins qui devrait nous permettre, à terme, d’arrimer notre pays au système mondial à fibres optiques. Mieux, seront à notre portée la promotion des services à larges bandes et à forte valeur ajoutée (transfert de données à haut débit, accès à l’Internet…) ainsi que la sécurisation de l’acheminement du trafic international par la diversification des supports de transmission.

Dans le cadre de sa mise en oeuvre, ce projet avance, autant que faire se peut, grâce à l’appui du consortium des opérateurs, sud-africains et autres (Consortium WAFS). Nous sommes également inscrits dans un autre projet structurant qui vise à implémenter des centraux téléphoniques qui relient Pointe-Noire à Ouesso, via Oyo. La connexion est d’autant plus imminente que le point d’atterrissage a déjà été identifié.

Pouvez-vous nous parler des autres projets d’envergure en attente ou en cours d’implémentation ?

Il va sans dire que les dégâts collatéraux des différentes guerres qu’a connu notre pays, ont, en ce qui concerne le secteur, pernicieusement affecté la poste et les télécommunications. C’est donc à juste titre que la poste bénéficie de la même attention que les télécommunications. S’agissant de la Poste, il est prévu, à court terme, le redéploiement et, surtout, l’innovation de ses services à forte valeur ajoutée sur toute l’étendue du territoire national. Faut-il noter que le Congo est en train de mettre sur pied une banque postale grâce à l’expertise privée nationale et au soutien de notre partenaire référentiel : l’Union postale universelle.

Qu’est-ce qui motive ce projet de création d’une banque postale, d’autant que la concurrence bancaire au Congo est à l’épreuve de la conjoncture internationale ?

Il faut tout de même relativiser cette incertitude dans un contexte de sous bancarisation que connaît notre pays. Voyez-vous, le Centre des chèques postaux
(CCP) du Congo se réclame, malgré cette présence bancaire privée à laquelle vous faites allusion, de plus de vingt mille clients. Autant dire que l’assistance des bailleurs de fonds multilatéraux, avec lesquels nous sommes en pourparlers, sera déterminante auprès du gouvernement de la République, décidé à doter la poste des services financiers adéquats.

Votre ministère, via la Direction Générale de l’Administration des Postes et Télécommunications (DGACPT), vient de se doter d’un système de gestion du trafic international entrant au Congo. Pourquoi une telle décision ? En quoi consiste ce système ?

Eh bien, le système de gestion du trafic international entrant au Congo nous permet non seulement de nous mettre au diapason de certains pays africains, mais, aussi, de disposer d’un instrument de contrôle du trafic international entrant dans notre pays.

Comment peut-on évaluer les implications techniques et financières de ce nouveau système ?

Il est évident qu’en quantifiant mathématiquement les appels entrants au Congo, ce nouveau système de gestion va fluidifier les communications et, par ricochet, améliorer nos menues recettes…

Quelle organisation a été mise en place pour la coordination et la gestion de ce programme ?

La mise en oeuvre d’un tel programme exige une organisation à l’abri de tout soupçon. Sous notre supervision, la DGACPT, l’organe régulateur, assurera la coordination et la gestion de ce programme aux côtés de la Société Global Voice Group (GVG), l’assistant technique.

Les opérateurs GSM locaux s’étaient opposés à ce Programme d’assistance au régulateur (PAR), qui vise à contrôler leur trafic à l’entrée du Congo. Pourquoi ? Et comment êtes-vous parvenus à une entente ?

C’est vrai qu’au départ, les opérateurs de GSM au Congo ont manifesté quelques réticences à ce programme d’assistance au Régulateur (PAR). Aujourd’hui, nous émettons sur la même longueur d’ondes que les opérateurs privés de la téléphonie mobile installés dans notre pays.

La société Global Voice Group (GVG), très active sur le marché international des terminaisons de minutes, assiste la DGACPT dans l’implémentation de ce projet. Quelles sont vos relations avec cette compagnie ? Et pourquoi l’avez-vous choisie ?

Effectivement, la Société Global Voice (GVG), bien cotée sur le marché international des terminaisons de minutes, nous a adressé une offre de services assortie d’un contrat de partenariat de premier choix ; nous n’avons pas hésité à saisir la balle au bon. C’est, pour tout dire, un partenariat de type gagnant – gagnant.

A. Ndongo

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