tmobile_orange_tomalexanderDans cette interview aux « Echos », Tom Alexander, actuel PDG d’Orange au Royaume-Uni et futur patron du joint-venture entre Orange et Deutsche Telekom, explique pourquoi l’opération n’est pas défavorable pour le consommateur de téléphonie mobile britannique. Il n’exclut pas que subsistent les deux marques, Orange et T-Mobile.
Qu’est-ce qui vous dit que les autorités de la concurrence vont donner leur feu vert à cette co-entreprise, alors que beaucoup estiment que 5 opérateurs actifs garantissaient des prix bas en Grande-Bretagne ?

Nous n’avons aucune garantie, mais nous sommes persuadés que l’opération est bonne pour le consommateur britannique. Elle va nous permettre de réaliser des économies d’échelle et d’offrir un meilleur prix à nos clients, lequel aura en outre un confort accru pour son service, grâce notamment à une meilleure couverture réseau.

Quelle marque pensez-vous choisir de conserver après la période de dix-huit mois de réflexion stratégique que vous vous êtes donnée ?

Nous devons y réfléchir sérieusement. Aussi bien T-Mobile qu’Orange sont des franchises de grande valeur, pour des raisons différentes. Il est possible que nous options pour une stratégie multimarque et que les deux noms subsistent. Nous pouvons nous offrir ce luxe de réfléchir à la question.

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Qu’est-ce qui fait la spécificité du marché britannique par rapport aux autres marchés européens ?

C’est un marché très compétitif. La pression sur les prix y est très forte, comme dans les autres pays européens et même légèrement supérieure à celle constatée par exemple en France en raison de la conjoncture économique. Le marché vit actuellement une évolution particulièrement intéressante avec le développement à grande échelle d’appareils multimédias, comme l’iPhone, qui font que le consommateur demande plus que le transport de voix. La pénétration du mobile à haut débit est légèrement plus importante en Grande-Bretagne qu’en France. Ce bouleversement est au coeur de notre démarche de ­rapprochement.

Votre concurrent O2, du groupe Telefonica, pourrait perdre en partie l’exclusivité sur l’iPhone le mois prochain, estiment certains observateurs. Allez-vous rapidement être en mesure d’offrir l’iPhone en Grande-Bretagne ?

Je ne ferai aucun commentaires sur cette échéance. Mais évidemment, nous estimons que nous sommes désormais bien placés pour distribuer l’iPhone. Le réseau de troisième génération d’Orange seul est déjà le meilleur au Royaume-Uni. Nous serons donc encore plus en pole position.

Les deux réseaux de T-Mobile et d’Orange sont-ils faciles à fusionner du point de vue technologique ?

Rien n’est facile dans cette industrie. Mais oui leur combinaison est très possible. Nous aurons alors deux fois plus de fréquences que nos concurrents.

PROPOS RECUEILLIS PAR NICOLAS MADELAINE

[readon1 url=”http://www.lesechos.fr”]Source : lesechos.fr[/readon1]

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